à quelques pasde chez vous

Basinga à Montataire : le fil qui relie une ville.

France · Hauts-de-France

Montataire

49° 16′ N, 2° 26′ E

Un fil tendu au-dessus de la ville, une funambule et toute une organisation au sol : Basinga invite à regarder l’équilibre comme une relation collective.

La silhouette funambule au-dessus de Montataire.

Photographies · septembre 2023

Retrouver la fiche de Montataire ↑

Une ligne dans le ciel de Montataire

La ville offre d’abord ses lignes habituelles : les façades, les toitures et les contours des arbres. Puis un fil traverse le cadre. Une silhouette s’y avance et modifie instantanément les proportions. Ce qui semblait vide entre deux points devient le centre de l’attention.

Photographiée à Montataire en septembre 2023, cette présence de Basinga transforme un espace quotidien en lieu de spectacle. La série garde la progression d’un corps dans un paysage urbain. Elle ne cherche pas à effacer le contexte : les bâtiments et les personnes au sol sont nécessaires pour comprendre la hauteur et la distance.

Le fil traverse le paysage urbain.
Le fil traverse le paysage urbain.
La progression du corps modifie les proportions.
La progression du corps modifie les proportions.

L’équilibre ne se fabrique pas seul

La présentation du travail de Basinga insiste sur la dimension collective de la traversée. Dans ses projets, la compagnie associe le geste funambule à une organisation qui relie l’air et le sol, notamment par la musique et la tenue des cordes de stabilisation.

Ce principe change la manière de regarder une performance. La personne sur le fil attire naturellement l’œil, mais l’attention peut aussi descendre vers celles et ceux qui rendent le passage possible. La prouesse conserve son intensité tout en révélant des liens : des appuis, une écoute et des gestes dont dépend l’ensemble.

Le vêtement se détache du ciel.
Le vêtement se détache du ciel.
La ville reste présente sous la traversée.
La ville reste présente sous la traversée.

Le costume rend le mouvement visible

Sur les photographies, le vêtement se détache du fond et accompagne la silhouette. Ses plis introduisent une forme souple à côté de la ligne très fine du câble. Le corps ne devient pas seulement un point en hauteur ; il garde une matière et une direction.

Un cadrage serré montre ces variations, tandis qu’une vue large réintroduit la ville. Les deux sont nécessaires. Trop proche, l’image peut faire oublier le lieu ; trop éloignée, elle réduit le geste à un signe presque abstrait. La série cherche cet intervalle où la personne et l’espace restent perceptibles ensemble.

Un geste d’équilibre au milieu du cadre.
Un geste d’équilibre au milieu du cadre.

Les regards construisent une autre scène

Le public ne regarde pas droit devant lui, comme dans une salle. Les têtes se lèvent et plusieurs personnes suivent le même déplacement depuis des positions différentes. Cette orientation commune dessine, au sol, une scène que la photographie peut saisir autant que le fil lui-même.

La rue devient alors un espace de relation. Les façades servent de repères, les distances se mesurent avec le corps et le ciel cesse d’être un simple fond. Ce déplacement du regard est l’une des forces des arts dans l’espace public : ils rendent brièvement étrange un lieu que l’on croyait connaître.

Le câble relie plusieurs points du paysage.
Le câble relie plusieurs points du paysage.

Retrouver la compagnie

Basinga développe plusieurs créations et formats, présentés sur son site officiel. Les photographies de Montataire documentent un moment de 2023 ; elles ne suffisent pas à déduire les caractéristiques techniques ou le programme d’une future représentation.

Pour prolonger la découverte, on peut regarder une traversée en suivant successivement la silhouette, le fil puis les personnes au sol. Chaque attention révèle une partie différente du travail. L’équilibre apparaît moins comme un état immobile que comme une relation entretenue à plusieurs, seconde après seconde.

Une autre étape de la traversée.
Une autre étape de la traversée.

Photographies : Jean-Marie Siraut, septembre 2023.

Poursuivre la découverte

À découvrirNoires mines Samir : donner une place à une vie que l’on n’écoute pas.Au Palace de Montataire, un corps, une chaise et des vêtements suffisent à ouvrir une histoire plus vaste. Regard photographique sur le théâtre documentaire du…Lire l’article À découvrirL’Ascenseur Cosmique : quand un concert ouvre les pages d’une histoire.Musiciens au premier plan, dessins projetés à l’arrière : L’Ascenseur Cosmique de Monsieur Lune fait circuler le regard entre concert et récit. Une découverte au…Lire l’article À découvrirPigments de CirkVOST : dessiner dans le ciel de Cergy.Au festival Cergy, Soit !, une structure métallique devient un espace de circulation pour les corps. Retour en images sur Pigments, de CirkVOST, en septembre…Lire l’article À découvrirLes Accroche-cœurs à Angers : une ville transformée par le spectacle.À Angers, les Accroche-cœurs font circuler les spectacles dans la ville. Retour sur septembre 2024, entre tableaux nocturnes, cirque et rencontres à hauteur de rue.Lire l’article

Prolonger la découverte

Autour de ce lieu.

Des récits situés dans un rayon de 50 km. Distances à vol d’oiseau entre les repères des fiches de lieux, et non des trajets.

Reportages · Photographies · Contenus

Et si votre territoire devenait un récit ?

Vous représentez un territoire, un lieu culturel ou un projet artistique ? Je vous accompagne pour raconter ce qui le rend singulier, en mots et en images.

Découvrir les collaborations →

Lien externe : ouvre un nouvel onglet.